La radicalisation islamique. Actes de la journée d'étude de 2016 par le séminaire d'Ethnopsychiatrie
Séminaire d'Ethnopsychiatrie
2016
Disponible en PDF: L'enfant, de sujet de soin à objet parental. Emmanuel de Becker
La radicalisation islamique.
Actes de la journée d'étude du séminaire d'Ethnopsychiatrie
Chapelle-aux-champs. avril 2016
« Notre propos serait d’analyser le processus de la radicalisation et les vulnérabilités psychiques qui y prédisposent. Avec des cliniciens, des travailleurs de terrain, des anthropologues,… »
Nous avons tous été profondément ébranlés par les attentats de novembre 2015 à Paris, suivis quelques mois plus tard par ceux de Bruxelles, en mars 2016. Au séminaire d’ethnopsychiatrie, nous étions particulièrement accablés. La nécessité s’est alors imposée à nous de nous réunir pour réfléchir ensemble à tout cela. Et l’idée nous est venue d’organiser cette journée d’étude. Nous remercions vivement Eric Fraiture2 - lui-même déjà engagé avec ses étudiants dans une réflexion approfondie sur le sujet - qui nous a soutenus et encouragés pour que nous n’abandonnions pas ce projet malgré… notre abattement, précisément.
Nous avons choisi de délimiter notre sujet à la radicalisation comme processus de transformation psychique : il s’agit d’un processus d’endoctrinement sectaire qui rétrécit la capacité de penser librement par soi-même et qui en tant que tel met déjà en péril la santé psychique et les relations familiales. La radicalisation n’est pas le djihadisme, mais elle en constitue tout de même la toile de fond idéologique, elle offre à ceux qui voudraient passer à l’acte un prétexte communautaire, l’illusion d’agir « au nom de » cette prétendue communauté de croyants.
